Français English

Dirina massiliensis Durr. & Mont. f. sorediata (Müll. Arg.) Tehler

Synonymes :

Dirina stenhammari (Stenhamm.) Poelt & Follm.

Dirina massiliensis f. aponina (A. Massal.) Tehler (pycnidié)



Famille : ROCCELLACEAE

Habitat : Zone aérohaline

Description

     Thalle crustacé assez variable, relativement épais (1-3 mm), lisse ou un peu rugueux, verruculeux et rimeux, parfois craquelé, plus ou moins bosselé, poudreux, coloration assez variable selon la nature du support et l'exposition mais le plus souvent : blanchâtre, grisâtre, gris beige-rosé pâle pour les formes à l'ombre, blanc, blanchâtre, brun-gris très pâle pour les formes exposées. médulle blanc de craie, hypothalle relativement épais parfois précédé d'un épaississement du thalle formant comme un bourrelet en cas de mosaîque, au début parfois noirâtre ou grisâtre, puis typiquement brunâtre, brun-noirâtre pâle, parfois zoné. Dans cette forme sorediata le thalle est plus ou moins couvert, et parfois fortement, de soralies punctiformes ou en macules pouvant atteindre 0,3-0,4 mm de diamètre, grisâtres, et de sorédies granuleuses de 0,5-1 mm de diamètre gris sale, gris-brunâtre, sur certains supports peu alcalins (vieux murs de pierres siliceuses) les sorédies sont un peu roses à rosâtres au début. Photobionte : Trentepohlia. Cortex du thalle : C+ rouge avec une coloration relativement lente à se manifester et parfois fugace et pâlissant en une à deux minutes (voir photographie), K-, KC+ rouge, P - ; médulle : réactions négatives en particulier C-. Cette forme est stérile. Taxon côtier et saxicole très variable venant théoriquement strictement sur les roches calcaires carbonatées en particulier sur les faces verticales et les surplombs et de ce fait très rare dans notre région sur ce type de roches mais elle peut également venir sur les grès et les schistes un peu calcaires ou peu acides, en particulier sur les vieux murs des chapelles où ce taxon n'est pas très rare, également sur le ciment, le mortier ou le béton où il est assez commun. Cette espèce est très variable et on a décrit de très nombreux taxons et morphotypes dont certains sont très difficiles à séparer de Llimonea sorediata . N.B. Dans le cas des pierres calcaires ou alcalines il faudra examiner les espèces de lichens associées pour déterminer si le substrat est calcaire ou non (ex : Protoblastenia rupestris, Caloplaca flavescens, Verrucaria macrostoma, Verrucaria nigrescens, etc.) et tenter de faire la différence avec les taxons de Dirina fallax beaucoup plus communs et qui ne viennent que sur les roches acides.

   Ce taxon, ainsi que Dirina fallax qui n'était pas séparé autrefois, est souvent associé à d'autres espèces pour former le Dirinetalia massiliensis. En bordure de mer les espèces associées les plus fréquentes sont Llimonea sorediata et Lecanographa grumulosa (cette dernière espèce parasite pratiquement toutes les autres espèces de cette association, par les modifications qu'elle apporte au thalle de ses hôtes elle complique sérieusement les identifications !). Sur les rochers côtiers, et encore plus sur les murs des chapelles, les formes pâles et un peu rosées sont faciles à confondre avec Llimonaea sorediata espèce récemment séparée mais qui se distingue par un thalle plus petit et plus mince, plus crème-rosé et couvert de grosses sorédies roses, en particulier vers le centre, l'hypothalle toujour présent est en général bien noir, Llimonaea sorediata a également une réaction C+ rouge mais elle est vive, instantanée et persistante (Voir à cette espèce). Arthonia endlicheri, au thalle un peu rose également, il est aussi C+, mais cette dernière espèce a des pycnides, des soralies brun-rosé pâle et son thalle est plus grumeleux et plus épais, cette dernière espèce vient plutôt dans la zone supralittorale xérique ou la zone aérohaline dont elle ne s'éloigne pas et surtout sur des rochers siliceux. La forme fertile Dirina massiliensis f. massiliensis ss. stricto est méditerranéene et maritime, elle vient sur les rochers calcaires abrités en bordure de mer et les taxons récoltés sous ce nom en région atlantique appartiendraient à d'autres populations et en particulier à Dirina massiliensis forma massiliensis écoforme atlantique.

Pour plus de détails voir : TEHLER A., ERTZ D., IRESTEDT M. The genus Dirina (Roccellaceae, Arthoniales) revisited. The Lichenologist. 45(4); 427-476 (2013).







Dirina massiliensis forma sorediata vs Llimonaea sorediata Mur de chapelle Crozon
Alain GERAULT



Dirina massiliensis f. sorediata Sur mur en ciment Sainte Anne la Palud 7
Alain GERAULT



Dirina massiliensis f. sorediata Châteaulin 1
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Châteaulin 2
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Kergoat 2
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Sainte Anne la Palud 5
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Kergoat 1
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Sainte Anne la Palud 4
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Sainte Anne la Palud 1
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Sainte Anne la Palud 2
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Kergoat 4
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Kergoat 5
Bernard BOUFFINIER



Dirina massiliensis f. sorediata Sur béton Saint Hernot 1
Michel DAVID



Dirina massiliensis f. sorediata Sur béton Saint Hernot 2
Michel DAVID



Dirina massiliensis f. sorediata Sur béton Saint Hernot 3
Michel DAVID



Dirina massiliensis f. sorediata Sur béton Landévennec 1
Bernard BOUFFINIER



Retour à la liste
Contenu : Alain Gérault - Développement du site : Sylvain Ard - Hébergement : Online.net